Malaise

petite histoire ordinaire…..ou que j’ai cru ordinaire MAIS….

Mon malaise du 22 avril 2022

Il fait ce jour là une journée magnifique comme il sait en faire à ce début de printemps.

À milieu d’après-midi je décide d’aller faire quelques photos animalières.

Vers 16h30 je dis donc à mon épouse que je vais faire des photos sur les étangs.

J’ai pris l’habitude en effet de dire Lendroit où je me rendrai au cas où il m’arrive quelque chose.

Je vais donc au bord de l’étang et commence à faire quelques images d’oiseaux. Il y a un vent assez soutenu venant du sud-est et les oiseaux ne l’apprécient pas tellement. Vers 18h30 je décide D’aller finir ma sortie  par l’observation par un affût chez V……… ( qui est sur mon chemin de retour)pour observer une Harde Qui s’est réfugié dans le bois qui lui sert de remise.

V…….. possède un Haras. L’on verra que ça aura son importance tout à l’heure.

J’arrive donc sur place  vers 18h45 et me positionne tout au fond du haras en bordure du champ Qui le longe et se finit au petit bois de remise.

J’ai prévenu Personne de ma présence.

Je suis donc à la limite extrême de la propriété de V…….. est quasiment sur le champ de Son voisin.

Il y a sur ce territoire un gare de chasse avec qui j’ai déjà eu quelques démêlés comme d’utres photographes d’ailleurs , Il est extrêmement violent et considère que les animaux sauvages comme les cerfs et les biches lui appartiennent.

vers 19 heures, Le troupeau comme prévu sors du du petit bois de la  remise. Il vient au Gagnage et commence à manger en bordure du bois. Il y a une quarantaine de bêtes , quelques biches , deux ou trois cerfs en bois de repousse quelques jeunes et deux ou trois daguets.

Je commence alors une série de photos de la petite harde  qui se dirige dans le champs d’un autre agriculteur vers la gauche.

Un quart d’heure après j’entend un tracteur qui vient du  champs de gauche.

Je ne sais pas qui c’est et ça commence à m’inquiéter. Quelques instants après je vois le tracteur vert arriver il est en train de sulfater.

Le soleil est maintenant assez bas et  le chauffeur du tracteur est complètement à contre-jour et moi sur le côté.

Lorsqu’ils arrive au bout du champ l’agriculteur descends du tracteur. Il tient à la main ce qui ressemble à un appareil photo. Je verrai par la suite au zoom de mon appareil photo il s’agit de son portable.

C’est à ce moment-là que je décide de quitter ma position assise au bord du chat et de me cacher un peu en retrait de celui-ci chez V………

Je me retrouve donc au milieu des bric-à-brac de diverses choses comme il en existe dans toutes les fermes ou  tous les Haras .

Mais là je suis à l’abri et on ne me voit pas.

Je vérifie alors les photos de mon appareil et m’aperçois quand même paniqué qui ne s’agit pas du garde mais de l’ agriculteur.

Sans changer de place je décide donc de continuer à photographier un petit peu ma harde. Je fais 2 ou 3 images Je me redresse me repanche, je pourrais faire une de plus. C’est à ce moment-là que survient mon malaise.

Tout devient noir je n’arrive plus à fixer ni à voir les choses. J’essaye de me lever à fin de m’appuyer à des traverses de bois qui sont à côté. Mais je tiens pas debout je sens que je vais tomber alors je me rassois je sais pas comment sur mon trépied affût et saisi mon téléphone. J’arrive alors je sais pas trop comment à appeler mon épouse pour lui dire que je fais un malaise. Ensuite j’arrive à appeler V……. Pour lui dire que je fais un malaise et à quel endroit exact je suis.

J’ai l’impression de peser 15 tonnes affalé sur mon trépied affût. Je n’ai mal nulle part mais je suis incapable de bouger quoi que ce soit.

Quelques instants Après, V……… arrive et me trouve, assis et atchoulé sur mon siège.

Mon épouse FRANÇOISE et mon fils Olivier arriveront quelques temps après. Tout le monde s’occupe bien de moi et je suis rassuré.

Les pompiers arrivent et me prennent en charge. Ils me font toute une batterie de tests et je comprends plus ou moins que les choses les plus graves sont éliminées.

Après des difficultés assez importantes pour me sortir de là où je suis, il m’est sale dans l’ambulance. Quelques instants après je suis pris en charge par les urgences de l’hôpital de Rambouillet. Mais ceci Devient une nouvelle histoire.

À suivre.

La Fureur de vivre

Hubert Reeves

« Ce livre est une invitation à regarder le monde comme un lieu où s’exerce une formidable volonté de vivre, un lieu fécond où ça veut, ça peut, ça évolue, ça coûte, ça donne et ça risque.
J’ai ajouté des images à ces propos : une sorte de diaporama de nos origines. L’exercice recommandé consiste à les contempler longuement pour bien les percevoir. Parce qu’elles touchent non seulement nos idées mais aussi nos émotions.
Vous voilà tous, lectrices et lecteurs, conviés à ce spectacle. Mon seul but est d’alimenter les réflexions autour du grand et tragique mystère de notre existence. » H. R.

Un livre aussi concis que profond, qui allie la vulgarisation la plus accessible à la méditation la plus haute, et dont le texte est amplifié par le contrepoint de fascinantes images de notre monde.

Hubert Reeves, astrophysicien, a enseigné la cosmologie à Montréal et à Paris. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages dont Patience dans l’azurPoussières d’étoilesL’Univers expliqué à mes petits-enfants, qui ont rencontré la faveur d’un très large public. Engagé pour la défense de l’environnement, il est président d’honneur de l’association Humanité et Biodiversité et de l’Agence française pour la biodiversité.

La fureur de vivre

Agression….

24/06/2022

Il y a des personnes qui pensent pouvoir vous priver de votre liberté.

Je viens, une nouvelle fois de me faire agresser verbalement par un individu prétendu garde chasse avec des postures physiques menaçantes, sur le domaine public de la commune de Vieille Église en Yvelines.

En effet roulant doucement en direction de Saint Benoit, j’aperçois dans un champ une biche dont la tête dépasse des cultures.

Avec prudence, je me gare sur les à côtés de la route sans empiéter sur le bitume,afin de la photographier.

Il y a pas trois minutes que je suis arrêté qu’une voiture arrive à vive allure face à moi et se gare brusquement devant ma voiture .

En descend un monsieur ( sûr je connais déjà bien)  visiblement très énervé et qui commence vertement à me tancer et à proférer des menaces,

Je le connais bien lui et son comportement véhément auquel j’ai déjà eu à faire.

S’en suit un flot de reproches. En gros je suis responsable de la présence dans la zone de nombreux Photographes animaliers , que j’ose publier sur les réseaux sociaux des images d’animaux, que tous les propriétaires locaux me haïssent parce que je viole leur propriété privée en permanence et que je suis responsable de la disparition des animaux.

Le ton monte et je juge important de ne pas me laisser impressionner par la véhémence du personnage.

Je lui confirme fermement que je suis totalement libre d’exercer ma passion photographique dans le respect des réglementations!

Je lui demande de me présenter sa carte professionnelle de garde qu’il prétend être. Il refuse.

La conversation se termine dans un flot de menaces , d’invectives et d’élèvement de la voix, de bombage de torse.

Je précise que j’ai fait un AVC fin mars et que je suis encore en état de fatigue.

La nuit qui a suivie a été difficile pour trouver le sommeil et le réveil très matinal encore choqué.

C’est la cinquième ou sixième fois que ce monsieur m’agresse violemment verbalement et m’inquiète d’un risque futur de dérapage pouvant présenter pour moi un risque physique.

Et je ne suis pas le seul photographe à avoir subit ses agressions.

Main courante gendarmerie de Rambouillet du 25 juin 2022

Loupé…

Cette image fait partie d’une petite série de photos réalisées pendant la saison du brame 2021 (commencée mi août et terminée fin octobre) en forêt de Rambouillet que j’ai intitulé “ copains d’affûts “.

Mais quels copains? Il y en a deux catégories :

La première réunit un ensemble d’animaux ( faisans, chats, rouge-gorges, buses, pinsons, chevreuils, sangliers,…) qui peuplent la zone et permettent de s’occuper et de déverrouiller le capteur de l’appareil photo en attendant  les cervidés tant espérés. Et surtout trois renards qui ont fait mon bonheur !

Je vais y revenir.

La seconde rassemble une « faune » un peu particulière appelée « photographes animaliers ».

Les places de brame ( endroits précis où chaque année se retrouvent les cervidés pour la saison des amours) ne sont pas si nombreuses dans notre Sud Yvelines et c’est donc naturellement que l’on se retrouve entre photographes passionnés sur un territoire assez restreint, matins après matins, soirées après soirées en quête du cliché magique.

Et les affûts deviennent plus vivants!

  • ça sort à droite…Cerf au fond…dit Patrick en chuchotant…Les rafales des boîtiers ( souvent pas assez silencieux) claquent !
  • Vous les avez eu?
  • Loupé…pour moi cette fois!

Une fois les animaux partis, chacun montre avec fierté, ses clichés au dos de son appareil!

Mais revenons à notre Goupil en vol:

Ils sont deux à sortir du bois vers 17 heures au soleil déclinant . J’en vois un qui se tapit dans les herbes hautes qui bordent le chemin à proximité de quelques volatiles qui picorent . Il est presque invisible. Je fais difficilement la mise au point sur sa tête blanche qui seule dépasse ; la perdrix décolle,  le renard s’envole …je déclenche…une seule fois! C’est dans la boîte !

  • vous l’avez eu, je chuchote à mes deux copains d’affût du soir? 
  • Non, loupé disent-ils. Moi je l’ai! leur dis-je pas peu fier en leur montrant l’écran de mon boîtier.

Ce sera pour moi l’IMAGE de mon brame 2021!

Voilà pour cette année, la saison est  déjà finie, RDV les copains dans un an sur la place …de brame.

Jean philippe Gibault 

RAMBOUILLET 

Octobre 2021

Canon 5d Mlll, 500mm